Interview.
Sanguisso Nabil : « Je me tiens prêt pour la suite »
Appelé à suppléer Okahi Guy en tout début de seconde période lors de la confrontation face à l’Asec Mimosas (0-0), dimanche 8 février 2026 au stade olympique d’Ebimpé, pour le compte de la 17e journée de la Ligue 1 Lonaci de Côte d’Ivoire, l’imposant gardien remplaçant des Académiciens a sans doute marqué des points. Auteur d’une prestation aboutie, il affirme se tenir prêt à relever le défi.
Après la sortie sur blessure du portier titulaire Guy Okahi, tu as réussi à garder tes cages inviolées face à l’Asec Mimosas (0-0). Quels sentiments t’inspire cette performance individuelle ?
C’est forcément un sentiment de fierté personnelle de savoir que l’on a réussi à tenir tête à cette grande équipe de l’Asec Mimosas. Surtout que le match n’a pas été facile face à une formation qui restait sur une série de victoires. Cela signifie qu’ils étaient plus en confiance que nous avant cette confrontation. Nous ne pouvons que louer Dieu de nous avoir permis de les contenir. Face à une telle équipe, le match nul est bon à prendre.

Quel était ton état d’esprit au moment de suppléer Guy Okahi dans un match face à l’Asec Mimosas ?
Je reste avant tout un gardien avec une certaine expérience. Ce n’était pas la première fois que j’étais appelé à suppléer un coéquipier contraint de quitter le terrain. Dans ces moments-là, tout se joue au niveau de la concentration. Il faut l’être du début à la fin pour donner le meilleur de soi-même, quelle que soit la physionomie du match. Je suis heureux que cela se soit bien passé aujourd’hui et je prie Dieu pour que ce soit le cas lors des prochaines rencontres.
Le fait qu’Okahi ait montré plusieurs signes de malaise avant d’abandonner la rencontre ne t’a-t-il pas préparé à tenir ton rang ?
Tout à fait. J’ai rapidement compris que la blessure était sérieuse. Dès lors, j’étais mentalement prêt à le suppléer. Sur le banc, un gardien remplaçant doit toujours être prêt à entrer en jeu. C’est mon état d’esprit permanent.
Cette première alerte, sur une lourde frappe repoussée d’une détente, t’a-t-elle permis de prendre confiance et d’entrer pleinement dans ton match ?
Oui, tout est parti de là. Le fait d’avoir repoussé cette frappe puissante a renforcé ma confiance et m’a permis d’entrer immédiatement dans la rencontre. Dieu aidant, tout s’est ensuite bien passé.
Comment as-tu vécu la période de domination des Jaune et Noir, avec les coups francs qui se succédaient dans tes 18 mètres ?
Comme je l’ai dit, je suis entré sans pression. C’était une période chaude, mais je suis resté serein. Je savais que céder à la pression m’aurait fait sortir de mon match. J’ai donc tout fait pour rester concentré malgré l’orage.
Que dit un gardien remplaçant à ses défenseurs pour les rassurer ?
Je leur ai simplement demandé de rester concentrés et de ne pas s’inquiéter. Je leur ai aussi rappelé que je suis à l’aise au pied et qu’ils pouvaient s’appuyer sur moi en toute confiance.
L’objectif était de lancer une remontée au classement lors de la phase retour. Pourtant, cela ne fait que deux points pris sur six possibles…
C’est justement pour cela que nous voulions gagner ce match contre l’Asec. Vous avez vu la pression que nous leur avons mise d’entrée. Malheureusement, Dieu en a décidé autrement. Au football, il y a la victoire, la défaite et le nul. Aujourd’hui, nous avons obtenu le nul, il faut l’accepter. Inch’Allah, les prochains matchs nous apporteront des satisfactions.
Malgré tout, y a-t-il des regrets après ce match ?
Oui, forcément. Nous avions la possibilité de l’emporter au vu des occasions créées. C’était important pour nous relancer au classement. Mais Dieu décide de tout. Nous acceptons ce point et retournons travailler pour mieux préparer les prochaines rencontres, que nous devons impérativement gagner.
Guy Okahi pourrait être indisponible. Sanguisso peut-il rassurer sur sa capacité à tenir les buts de l’AFAD ?
Je peux affirmer que je suis prêt pour la suite. Et à l’AFAD, qui dit Okahi dit aussi Sanguisso, Achirafou ou Bamba. Tous les gardiens se tiennent prêts. Nous travaillons pour le même objectif. Si ce n’est pas moi, ce sera Achirafou. Sinon, Bamba est prêt également.




