Ligue 1 LONACI – Saison 2026-2027

Firmin Koffi : « Tout est possible »

À quelques heures de l’entrée en lice de l’AFAD en Ligue 1 LONACI, le ton est donné. Ce dimanche 27 septembre 2026, les Académiciens d’Abidjan-Plateau se déplacent au stade de la Paix de Bouaké pour y affronter le Bouaké FC, à partir de 16h.

Pour cette première étape d’un marathon de 30 journées, Firmin Koffi affiche une confiance assumée. Le technicien abidjanais estime son groupe prêt, physiquement comme mentalement, à relever les défis qui l’attendent.

Un groupe au complet et une revanche à prendre

Sur le plan physique, le coach peut déjà se réjouir de pouvoir compter sur l’ensemble de son effectif pour cette première journée. Un atout important au moment d’aborder un championnat qui s’annonce particulièrement exigeant.

Et pour cette première sortie, le technicien a déjà une motivation supplémentaire : Bouaké FC.

« Nous les avons certes battus en Coupe Nationale sur le score de 3-0, mais je n’oublie pas qu’ils nous ont battus en aller et retour sur le score de 2-0 en championnat. Pour dire vrai, ces deux défaites me sont restées au travers de la gorge, et c’est quelque chose d’inacceptable pour un compétiteur comme moi », rappelle Firmin Koffi.

Le message est clair. L’AFAD ne veut pas attendre pour afficher ses ambitions.

« C’est dire si nous nous déplaçons ce dimanche avec un seul objectif : revenir avec les trois points de la victoire », prévient-il.

Pour le technicien, le démarrage sera d’ailleurs déterminant. Il entend profiter de cette première rencontre pour lancer idéalement sa saison et installer rapidement une dynamique positive.

Se mesurer d’entrée aux grands

L’AFAD n’a pas été épargnée par le calendrier en ce début de championnat. Mais plutôt que d’y voir une difficulté, Firmin Koffi préfère considérer cette succession de grosses affiches comme une opportunité.

« C’est vrai que nous avons un programme d’enfer pour l’entame de ce championnat. Contrairement à d’autres, je pense quant à moi que c’est une très bonne chose de se frotter dès le départ avec les gros calibres de notre championnat. »

Pour le coach, ces premières confrontations permettront surtout de mesurer rapidement le niveau réel de son équipe et ses capacités à jouer les premiers rôles.

Une ambition qu’il assume pleinement, alors que l’AFAD célèbre cette saison ses 20 années d’existence.

« Après 20 ans d’existence, l’AFAD doit pouvoir lorgner enfin le titre et faire plaisir aux dirigeants, pour les énormes sacrifices qu’ils consentent tous les jours », affirme celui qui a déjà remporté le championnat de Côte d’Ivoire avec le Séwé Sport de San-Pédro.

La continuité comme principale force

Face à des concurrents qui ont considérablement renforcé leurs effectifs durant l’intersaison, l’AFAD a fait un autre choix : miser sur la continuité tout en injectant du sang neuf.

Et cela semble satisfaire particulièrement son entraîneur.

« Certes, de grands noms ne nous ont pas rejoints. Mais notre force réside dans le fait que nous avons gardé notre ossature, qui joue ensemble depuis quelques années et qui a été rejointe par de vrais jeunes loups affamés. »

Une combinaison entre expérience collective et jeunesse qui, selon Firmin Koffi, commence déjà à porter ses fruits à l’entraînement.

« Je suis particulièrement content de savoir que ceux qui se satisfaisaient de jouer les seconds rôles affichent désormais de grandes ambitions. Franchement, ce que je constate à l’entraînement m’impressionne. »

Le technicien se montre même particulièrement optimiste sur un aspect qui avait parfois constitué une faiblesse de l’équipe : la profondeur du banc.

« Je suis heureux de savoir que le fameux manque de profondeur du banc est sur la voie d’être résolu et que je pourrais même avoir du mal à composer ma formation », se réjouit-il.

La confiance née de l’expérience africaine

Au-delà des aspects tactiques et physiques, Firmin Koffi insiste sur une autre évolution de son groupe : son état d’esprit.

La récente qualification de l’AFAD pour le deuxième tour de la Coupe de la Confédération semble avoir servi de déclic.

« Ça a certes été difficile, mais au sortir de cette double confrontation avec l’East End Lions de Sierra Leone, ils ont clairement pris conscience qu’ils étaient capables de très grandes choses cette saison, s’ils s’engagent véritablement et ne lâchent rien. »

Cette expérience continentale aurait également changé l’atmosphère au sein du groupe.

« Cela s’est d’ailleurs tout de suite ressenti aux entraînements, qui sont désormais plus disputés que jamais », constate le coach.

« Pourquoi pas nous ? »

Reste une question : cette jeunesse, justement, ne risque-t-elle pas de peser au moment des grands rendez-vous du championnat ?

Firmin Koffi ne semble pas particulièrement inquiet.

« La jeunesse de certains de mes éléments n’est pas une préoccupation pour moi. Certaines formations plus jeunes ont été championnes de Côte d’Ivoire, pourquoi pas nous ? »

Le technicien sait toutefois que la réussite d’une saison se joue aussi sur la capacité à préserver son effectif.

« Ce que je crains, c’est plus les blessures. Si nous en sommes épargnés, alors tout est possible », conclut-il.

Dimanche à Bouaké, l’AFAD aura donc une première occasion de transformer les paroles en actes. Avec un groupe qui se connaît, des jeunes qui veulent bousculer la hiérarchie et un entraîneur qui assume désormais ouvertement l’ambition de jouer les premiers rôles, les Académiciens savent ce qui les attend.

Premier rendez-vous, premier test. Et déjà, une ambition : regarder vers le sommet.

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