Face aux doutes nés de la défaite face aux Racingmen de Yopougon (2-0), à l’occasion du match en retard de la 5è journée de la Ligue 1 Lonaci, le capitaine et doyen des Académiciens a tenu à rassurer sur le fait que lui et ses coéquipiers restent focus sur les objectifs fixés par les dirigeants en début de saison.
Capitaine, quatre petits jours seulement après les feux d’artifice face à Génération Foot du Sénégal, en Coupe de la Confédération-CAF, vous connaissez un brutal retour sur terre avec cette défaite face au Racing Club d’Abidjan (2-0) ?
On peut effectivement le dire. Puisqu’après avoir fourni un match de haut niveau face à Génération Foot (5-3), avec la qualification au prochain tour préliminaire de la Coupe de la Confédération-CAF, voilà que nous nous faisons surprendre par une jeune équipe du Racing Club d’Abidjan (RCA) en championnat. J’estime personnellement que c’est quelque chose qui devrait nous faire un grand bien au mental. Puisque nous sommes toujours en apprentissage. Particulièrement pour les jeunes, qui sont les plus nombreux dans le collectif de l’AFAD d’Abidjan-Plateau. Cela leur permet de comprendre, par exemple, que le championnat domestique et l’Afrique sont deux mondes totalement différents. C’est vrai que nous étions restés sur la belle victoire contre Génération Foot. Mais cette défaite face au Racing Club vient quelque peu nous titiller et nous remettre en quelque sorte les idées en place. Ce qui est une bonne chose, en vue du match de dimanche prochain, contre l’US Tchologo à Korhogo, dans le cadre de la sixième journée de la Ligue 1 Lonaci de Côte d’Ivoire.
N’est-ce pas justement la trop grande débauche d’énergie face à Génération Foot qui aura finalement impacté le match contre le Racing ?
Physiquement, on était relativement à la bourre contre le Racing et c’était quelque peu prévisible. C’est d’autant vrai que cette équipe de l’AFAD peut faire mieux que ce qu’elle a produit face au Racing. Certes, on était tous avertis de ce qui nous attendait, en sachant que nous étions engagés à la fois en Afrique et dans le championnat local. C’est donc à nous de tout mettre en œuvre pour préserver, à chaque fois, la fraîcheur physique indispensable pour faire face à l’adversité. Parce que, ce dont il s’agit, c’est de tout mettre en œuvre pour jouer les premiers rôles dans le championnat national, tout en continuant notre route en Coupe de la Confédération-CAF.
Vous saviez, pourtant, que juste après Génération Foot, ça allait être le Racing Club d’Abidjan, une équipe qui vous a toujours mis en difficulté ?
Bien sûr que nous savions la difficulté qui nous attendait face à cette équipe. Malheureusement, nous avons manqué de réussite, mais aussi de solutions pour trouver la faille. Il nous faut donc continuer de travailler. C’est pour cela que les entraînements existent. Et puis, il faut se dire que le championnat est encore long. Mais il faut que nous nous réveillions si nous voulons retrouver la place qui doit être la nôtre en championnat de Côte d’Ivoire.
Pour l’heure, le bilan de deux victoires, deux défaites et un match nul est en deçà des espérances pour une équipe qui a affiché, clairement, son ambition de jouer le titre cette saison …
Certes, ce n’est pas là, la meilleure manière de jouer le titre. Mais il n’est jamais facile de poursuivre deux lièvres à la fois. Surtout que notre effectif est quelque peu restreint. Maintenant, pour ne pas me répéter, il y a eu cette débauche d’énergie face à Génération Foot que nous n’avons pas pu reconduire face au Racing Club. Il nous faut donc récupérer au plus vite au niveau de la fraîcheur physique, pour mieux entamer le match contre l’US Tchologo.
Justement, ce dimanche, ce sera le troisième match en huit jours. Mais il faut aussi compter avec la fatigue liée au long voyage. Topio pense-t-il que cette équipe peut être prête dimanche ?
Pourquoi pas ? Nous avons la chance d’avoir un staff dédié qui y travaille en fonction du programme. Sur les trois matchs, nous enregistrons une victoire et une qualification, mais aussi une défaite. C’est dire que nous sommes obligés d’avoir un sursaut d’orgueil ce dimanche à Korhogo, face à l’US Tchologo. Ce, par rapport aux objectifs du club. Je peux vous dire que nous sommes des compétiteurs mais surtout des gagneurs, c’est donc sûr que nous trouverons les ressources qu’il faut pour le faire.

Avec la grosse expérience qui est la tienne, penses-tu vraiment que cette équipe est taillée pour jouer à la fois le championnat et la Coupe de la Confédération-CAF ?
Tout à fait. Même si, comme je l’ai dit, nous avons un effectif restreint. Tout simplement parce que cet effectif, même restreint, est cependant de qualité. En championnat, par exemple, on n’est pas obligé de gagner les 30 matchs pour être champion. On va encore dire que l’Ivoirien adore la calculatrice. Mais pour nous, il est clair que nous restons toujours dans la course au titre. Tout reste donc possible. Même s’il faut compter avec le fait que nous avons affaire à une jeune équipe, et qu’elle est également engagée sur deux fronts. Mais si nous avons choisi ce métier, nous devrions pouvoir faire face à ces exigences. Je vous promets donc que tout sera mis en œuvre pour retrouver rapidement le haut du classement.
En tant que doyen, comment Topio apprécie justement les jeunes pousses censées apporter à cette équipe son jeu léché et sa fraîcheur d’antan ?
Je le répète, il y a vraiment de la qualité dans notre effectif. Après, il faut compter avec le manque d’expérience. Nous essayons de les épauler autant que nous pouvons. Mais nous savons tous que l’expérience ne s’acquiert pas du jour au lendemain. C’est avec le temps. C’est justement avec des défaites comme celle enregistrée face au Racing que l’on apprend. Ce sont donc ces jeunes qui seront demain les leaders. Justement, parce qu’ils auront vécu ce que nous avons eu à vivre auparavant et qui nous permet aujourd’hui de les encadrer.
Il y a certes la phase de poule de la Coupe de la Confédération-CAF, mais vous aviez été surtout missionnés pour jouer le titre de champion de Côte d’Ivoire. Penses-tu que cet objectif est dans vos cordes ?
Bien sûr ! Car si le président Jacques Anouma nous a instruit dans ce sens, c’est parce qu’il sait pertinemment que ses soldats que nous sommes pouvons le faire. Que nous avons la qualité pour être en phase de poule, mais également pour être champions de Côte d’Ivoire. Ainsi que je l’ai dit plus tôt, rien n’est encore joué. Il nous faut travailler d’arrache-pied et progresser. C’est sûr que des matchs comme celui livré face au Racing Club vont se répéter. Mais le plus important, c’est bien en fin de saison. C’est là que nous allons mesurer le fruit de notre travail. Dieu merci, le staff technique ne perd pas cela de vue et travaille activement à cet effet.
En définitive, nous sommes encore dans la course au titre à cette heure. Cette défaite contre le Racing est justement arrivée pour permettre à tous et à chacun de pouvoir mettre sa tête sur l’essentiel pour pouvoir avancer vers nos objectifs.
