Interview

Touré Jaurès : « Nous ferons proprement le boulot à Sfax »

Solide dans l’axe de la défense de l’AFAD, Touré Jaurès ne manque pas de confiance avant la manche retour face au CS Sfaxien, au deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération. Malgré le nul concédé à domicile (1-1), le défenseur des Académiciens croit en la qualification. Déterminé, il promet une équipe prête à se battre jusqu’au bout en Tunisie. Entretien.

Après ce match nul (1-1) face au CS Sfaxien à Abidjan, quel sentiment prédomine ?

C’est avant tout un sentiment de regret, tout simplement parce qu’il y avait de la place pour faire mieux qu’un match nul. Heureusement pour nous, c’est une confrontation en aller-retour. Nous devons donc assumer ce résultat et retourner au travail. Je reste confiant pour la suite, parce que cette équipe a du talent et de la détermination. Là-bas, nous allons pousser et faire tout notre possible pour arracher la qualification.

En première période, la charnière centrale que tu formes avec Bansé Mamoudou semblait bien maîtriser son sujet. Pourtant, dès la reprise, vous encaissez un but sur un centre qui semblait peu dangereux. Que s’est-il passé ?

Comme vous l’avez remarqué, nous avons beaucoup travaillé notre positionnement à l’entraînement et cela a plutôt bien fonctionné en première période. Mais il faut savoir que le jeu défensif est d’abord l’affaire de toute l’équipe. Dans les phases défensives, nous devons être solidaires. Sur l’action du but, nous avons malheureusement manqué de vigilance.

Ce but intervient alors que l’AFAD s’était procuré plusieurs occasions nettes en première période. Comment expliques-tu cette difficulté à concrétiser vos temps forts ?

C’est vrai que nous avons eu pas mal d’occasions en première période. C’est justement ce que je voulais souligner en parlant du talent présent dans cette équipe. Ce talent nous permet de nous créer des occasions. Mais il faut aussi savoir les concrétiser. Nous devons trouver la bonne formule et nous espérons relever la tête au match retour.

Il ne vous reste plus que 90 minutes pour franchir un cap et atteindre enfin la phase de groupes d’une compétition africaine interclubs. Comment évalues-tu vos chances après ce résultat ?

Nos chances sont intactes après ce match nul à Abidjan. Dans ce genre de situation, seuls le travail et la détermination peuvent nous permettre de faire la différence. Nous devons nous donner totalement, individuellement comme collectivement. Le coach fait son travail et il nous appartient maintenant de faire le nôtre sur le terrain.

Une qualification serait aussi une belle opportunité pour nous, les joueurs. Elle nous permettrait de nous faire remarquer par les recruteurs et de donner une nouvelle dimension à nos carrières. À Sfax, il faudra avant tout prendre du plaisir sur le terrain, tout en gardant en tête notre objectif : la qualification.

L’AFAD avait déjà réussi à se qualifier face aux East End Lions de Sierra Leone, après deux matchs nuls (1-1 puis 2-2). Mais le CS Sfaxien semble être un adversaire d’un autre calibre. Pourquoi es-tu toujours aussi confiant ?

C’est justement ce que nous avons montré lors de la manche aller, malgré le résultat nul, qui nous donne encore plus confiance. Nous avons réussi à revenir au score après avoir été menés. Nous avons également vu l’apport précieux des joueurs entrés en cours de jeu, qui ont contribué à notre montée en puissance.

Je peux vous dire que nous sommes prêts pour la manche retour. Comme je vous l’ai déjà dit, vous verrez à Sfax des guerriers déterminés à tout donner pour se qualifier.

À Sfax, les Tunisiens pourraient chercher à prendre rapidement l’avantage. La défense sera donc, une nouvelle fois, très sollicitée ?

La défense, encore une fois, c’est l’affaire de tous. Ce n’est pas seulement celle de Jaurès ou de Bansé. Je peux toutefois vous assurer que nous ferons proprement le boulot et que nous irons chercher la qualification à Sfax. Nous sommes prêts à mettre le paquet. À Dieu de faire le reste.

On t’a vu monter à plusieurs reprises sur les coups de pied arrêtés pour tenter de placer une tête, sans parvenir à marquer. Qu’est-ce qui t’a manqué ?

Je monte sur les ballons arrêtés pour faire mon travail, comme vous l’avez dit. Mais cela dépend souvent de la qualité du ballon envoyé par le tireur et du joueur chargé de me marquer. Quand le marquage est bien fait, vous conviendrez avec moi que la tâche devient plus difficile. C’est vrai qu’en première période, j’ai eu une occasion sur laquelle j’aurais pu mieux rabattre le ballon, mais je n’y suis pas parvenu.

Ce n’est donc que partie remise à Sfax ?

Comme face aux East End Lions de Sierra Leone, je vous promets un but lors de ce match retour à Sfax. Et après, on se retrouve pour le premier match de la phase de groupes !

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