Unique buteur lors du succès de la 3ᵉ journée de la Ligue 1 Lonaci de Côte d’Ivoire face à la formation d’ISCA (1-0), l’ailier droit de charme des Académiciens d’Abidjan-Plateau a permis à son équipe de briser le signe indien sur la pelouse du stade d’Ebimpé. Même s’il ne boude pas son plaisir, il reste déjà concentré sur le match de ce dimanche contre les Nordistes du CO Korhogo et, surtout, sur l’échéance de Thiès au Sénégal.

Après votre courte défaite face à l’Asec Mimosas (1-0), vous vous êtes immédiatement relancés avec un succès tout aussi court contre l’ISCA (1-0). Quel effet cela vous fait ?

Mes impressions sont avant tout celles d’un réel soulagement. Certes, contrairement au match contre l’Asec Mimosas, où nous avions eu la possession du ballon mais avions finalement été battus, nous avons été plus en difficulté face à l’ISCA. Paradoxalement, c’est là que nous repartons avec les trois points. En tout cas, l’objectif de ce match était de prendre coûte que coûte les trois points et de recoller rapidement avec le haut du classement. Sur ce plan, nous avons amplement atteint notre objectif.

Il y a certes beaucoup à dire, mais finalement, vous êtes celui par qui l’AFAD est parvenue à vaincre le signe indien sur cette pelouse du stade d’Ebimpé, qui ne vous avait jamais souri auparavant ?

Bon, on peut l’interpréter ainsi. Mais la victoire reste le fruit d’un travail collectif. Malgré les difficultés rencontrées face à l’ISCA, nous avons vraiment travaillé et chacun de nous a, tant bien que mal, essayé de donner le meilleur de lui-même. C’est donc tout le collectif qu’il faut féliciter, même si le but est venu de moi. Il y a d’ailleurs eu des actions, comme la frappe de Mockey, qui auraient pu connaître un meilleur sort. C’est l’ensemble de ces efforts combinés qui nous a permis de triompher.

Un but un peu acrobatique, sur lequel on a eu l’impression que tu ne savais pas trop comment t’y prendre ?

C’est vrai que lorsque le gardien relâche le ballon, celui-ci arrive avec pas mal de rebonds, ce qui rend les choses un peu difficiles. Mais j’ai tout de même essayé d’enchaîner : je me suis mis en tête de reprendre la balle en me couchant un peu, et le ballon a fini dans le petit filet opposé.

Ce match a remis au goût du jour le reproche le plus récurrent adressé à l’AFAD : vous êtes très performants face aux grandes écuries mais souvent en demi-teinte face aux adversaires réputés accrocheurs.

Malheureusement, c’est un peu cela le mal de l’AFAD. Lorsqu’il s’agit des grands matchs, nous sommes un peu plus concentrés sur notre sujet. Je ne dis pas que lorsque nous jouons d’autres équipes nous le sommes moins, mais c’est un aspect sur lequel nous devons travailler. Il nous faut considérer chaque match comme une finale, les entamer tous avec la même motivation et les préparer avec la même envie. Il le faut d’autant plus que cette année, nous jouons une compétition africaine. Dès lors, nous n’avons pas droit à l’erreur. Votre constat est donc juste, il va falloir que nous progressions sur ce plan.

Pourtant, après l’ouverture du score dès la 22ᵉ minute, il y avait la possibilité pour vous de faire le break rapidement ?

Tout à fait. Malheureusement, ça a encore été moi. Je me suis retrouvé dans un face-à-face avec le gardien adverse, mais j’ai été un tout petit peu court sur l’action. En seconde période, j’ai eu une autre occasion sur laquelle je suis convaincu qu’il y avait mieux à faire. Mais ce sont des choses qui font partie du jeu. Peut-être que si j’avais réussi à marquer, on aurait été moins en difficulté par la suite. Mais c’est tout cela qui fait le côté palpitant du football.

Beaucoup d’observateurs viennent à vos matchs pour se faire une idée de ce que vous pourriez réaliser en Coupe de la Confédération. Pour la 4ᵉ journée, prévue ce dimanche 14 septembre au stade Félix Houphouët-Boigny, vous affrontez la formation du CO Korhogo. Est-ce pour vous le sparring partner idéal avant le départ pour Thiès au Sénégal ?

Pour préparer une échéance africaine, tous les matchs sont les bienvenus. Je crois aussi que l’équipe du CO Korhogo est capable de nous proposer un bon football, avec de l’engagement notamment. Et ça, c’est bon pour gagner en rythme. Vous avez dû remarquer que nous montons en régime au fur et à mesure que la compétition avance et que nous essayons de monter en puissance. Petit à petit, nous allons retrouver notre rythme. Je pense notamment qu’à l’Asec Mimosas, nous étions bien dans notre rythme. Certes, nous avions été nettement en difficulté avec le ballon face à l’ISCA, mais nous avons amplement répondu présents au niveau de l’intensité. C’est exactement ce qui permet une bonne préparation.

À Thiès, vous retrouvez des joueurs friands du jeu comme vous. N’est-ce pas le genre de match que vous affectionnez ?

Nous avons des préférences pour toutes sortes de matchs. Quand on ambitionne de rentrer en phase de poules, il n’est pas question de privilégier certains joueurs aux autres. Il faut être prêt à affronter toutes les éventualités. Et je crois que nous nous sommes bien préparés pendant la phase de préparation. Aujourd’hui, les matchs de championnat nous permettent de monter en puissance, notamment au niveau du rythme. Tout est donc parfait. Je suis convaincu que nous arriverons là-bas, à Thiès, la tête froide, avec pour ambition d’y obtenir un bon résultat.

Le scénario parfait à Thiès ressemblerait à quoi selon vous ?

Le scénario parfait pour moi serait la victoire, rien que la victoire. Sur un large score bien sûr. Mais nous savons pertinemment qu’en face, nous avons une excellente équip.e, avec des éléments qui étaient à la dernière édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Nous connaissons donc la qualité de leur effectif. Comme je l’ai dit plus haut, nous travaillons sereinement et avons confiance en nos qualités. Petit à petit, nous avançons match après match. Après le CO Korhogo, nous irons à Thiès, mais concentrons-nous d’abord sur ce match.

Justement, la manche retour de la double confrontation avec Génération Foot du Sénégal est prévue sur cette pelouse du stade d’Ebimpé. Pensez-vous avoir enfin pris la mesure de cette pelouse après votre succès face à l’ISCA (1-0) ?

C’est vrai que cette pelouse tardait à nous sourire. Elle a fini par le faire face à l’ISCA, mais avec beaucoup de difficultés. En tout cas, nous espérons avoir vaincu le signe indien. Ce qui importe maintenant pour le match retour contre Génération Foot, c’est de tout mettre en œuvre pour être prêts le jour J et repartir avec une belle qualification.

La redaction

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