Interview – Lagoué Tiémoko :
« Le championnat reste ouvert et tout est encore possible »
Parmi les grandes satisfactions du succès face au Mouna FC (1-0), le milieu de terrain des Académiciens semble retrouver la forme de ses débuts, celle qui le prédestinait à un rôle majeur dans l’entre-jeu de l’AFAD d’Abidjan-Plateau.
Lagoué, vous voilà repartis de l’avant avec cette courte victoire face au Mouna FC (1-0), une semaine après la défaite dans les derniers instants contre Bouaké FC (1-0)…
Il faut dire que nous avons été vraiment touchés par cette défaite inattendue face à Bouaké FC. C’était un coup dur, mais cela nous a permis de nous parler, de nous remettre en question et de repartir rapidement. Le coach nous a demandé d’oublier ce match et de nous concentrer sur ceux à venir. C’est ce qui explique notre réaction contre Mouna FC.
Vous avez commencé la rencontre en laissant l’adversaire installer son jeu. Était-ce une tactique ou étiez-vous vraiment dominés ?
C’était volontaire. Il s’agissait de les laisser dérouler leur jeu pour comprendre leur plan tactique. Ce n’est qu’après cela que nous sommes passés à l’offensive. Ils ont alors reculé et c’est dans cette période que nous avons trouvé l’ouverture du score.
On sait que Mouna FC propose un jeu proche du vôtre. Le coach avait-il donné des consignes particulières ?
Il nous a surtout demandé de jouer sans pression, de rester calmes avec le ballon. Il fallait éviter de s’en débarrasser en se précipitant. La consigne était claire : poser le ballon, le faire circuler. Et en jouant ainsi, les choses devaient venir naturellement.
Quand vous avez commencé à vous déployer, l’équipe adverse a semblé perdre le fil. Ce moment vous a-t-il mis en confiance ?
Oui, certainement. Vous savez, quand on court après le ballon sans le toucher, la fatigue arrive vite. Nous, de notre côté, avec la consigne de faire circuler le ballon, nous dépensions moins d’énergie. Nous avons profité de leurs approximations pour les acculer dans leur camp.
Le but est vite venu, mais vous auriez pu en marquer un ou deux autres tant il y avait des espaces…
Bien sûr. Mais n’oubliez pas que nous revenions de Bouaké, où nous avions beaucoup donné physiquement. Nous voulions nous mettre à l’abri, mais la fatigue peut impacter le dernier geste. C’est ce qui explique notre manque de réalisme malgré nos occasions.
À tes débuts à l’AFAD, tu étais annoncé comme l’un des grands espoirs des Académiciens. Mais tu es irrégulier ces derniers temps. Comment l’expliques-tu ?
(Rires hésitants) Que voulez-vous que je dise ? Vous savez très bien que c’est le coach qui fait ses choix. Mais Lagoué a toujours la même envie de jouer. Le plus important, c’est de mériter sa confiance. Je travaille dur pour cela, et j’espère continuer sur cette lancée.
Tes débuts étaient aussi marqués par tes frappes puissantes. On t’a moins vu dans cet exercice…
C’est vrai. Mais une fois encore, la fatigue joue un rôle. Cela dépend aussi du rôle que le coach me confie. S’il me demande de ratisser large et d’être partout, je perds un peu de lucidité. Dans ces moments, je préfère faire la passe plutôt que de tenter une frappe que je pourrais manquer.
Alors qu’il ne reste que quatre journées avant la manche retour, quelles sont les chances de l’AFAD de remonter au classement pour aborder la dernière ligne droite vers le titre, objectif fixé par le Président Jacques Anouma ?
Nos chances sont réelles. À condition de nous remobiliser, tout est possible dans un championnat ouvert et loin d’avoir désigné son vainqueur. L’idéal serait de remonter au classement avant la phase retour pour aborder les 15 dernières journées en position de force.
Penses-tu que l’équipe peut retrouver le niveau de la saison dernière et jouer un rôle majeur dans la course au titre ?
Nous traversons une période un peu difficile, c’est vrai. Mais rien n’est perdu. Comme je l’ai dit, le championnat reste ouvert et tout peut arriver. Je suis convaincu que d’ici la manche retour, nous allons retrouver notre rythme et nous positionner pour jouer le titre.
